Chapitre 33 : L'école de la vie.

Publié le par Papa Ours

Chapitre 33 : L'école de la vie.
Et puis c'est l'école.
 
Après ces belles vacances ensemble, tu as fait ta première rentrée. 
 
Alors, pour tout te dire, je n'avais pas envie, j'avais peur, je ne voulais pas te lâcher dans le grand bain de la vie. 
 
C'est dur de s'y résigner mais il le faut. On passe tous par là en tant que parent. 
 
Ce jour là, tu t'es levée de bonne humeur, dans la salle de bain tu disais, "Je vais à l'école moi" 
 
Et puis, après 2 Tchoupi, direction l'école.
 
Dans la voiture tu nous demande si Lalou, Pilou et la maitresse seront là, (ce sont les collègues de Tchoupi), alors on te répond que "non, ils ne seront pas là, c'est une autre école que tu vas découvrir avec plein de nouveaux amis"
 
Et puis tu ne dis plus rien. 
 
Arrivé à destination, y'a du monde, ça tourne, ça parle fort, mais tu observes, tu regardes les gens agir autour de toi. 
 
On arrive alors dans le couloir de ta classe, on cherche ensemble ton prénom sur les porte manteaux, ça fait bizarre.
 
Plus pour moi que pour toi. 
 
Tu accroches ton sac, tu es de plus en plus silencieuse, tu regardes autour de toi les yeux grands ouvert avec cette agitation de fourmilière qui t'inquiète de plus en plus. 
 
On s'approche doucement de la maitresse et de la porte de ta classe et maman part cocher les cases pour signifier que tu ne vas pas manger à la cantine cette première journée. 
 
Et puis tu me prends la main. 
 
Tu fais face à cette porte, ce nouveau monde inconnu. Tu la sert fort toujours en fixant cette ouverture. 
 
Je t'explique que tu vas jouer et t'amuser avec des copains comme Tchoupi ! (Merci Tchoupi tu sauves tellement de parents) 
 
Et là, je vois ton visage se décomposer, tu me regardes avec des yeux qui appellent à l'aide, tu ne veux pas aller seule dans ce nouveau décor mais avec moi, tu veux t'assurer et te rassurer. 
 
C'est exactement la situation que je voulais éviter. 
 
Et là mon coeur de papa, bat très fort, j'ai envie de te prendre dans mes bras de partir loin de toute cette agitation qui t'inquiète. 
 
Ta nouvelle maîtresse prends en main la situation et t'ouvre les bras, elle te fait avancer doucement dans sa salle et voilà. 
 
Elle nous dit de partir vite pour ne pas t'angoisser encore plus. 
 
Alors on s'en va, inquiets, je rumine que tu n'avais pas l'air bien. 
 
Je me demande comment va se passer ta matinée.
 
Midi arrive, on est au taquet, on entend des enfants pleurer, on se demande si c'est pas toi, si on te manque. 
 
La porte s'ouvre, la maitresse t'appelle pour t'autoriser à sortir. 
 
Et en courant tu sors toute contente, un collier de grosses perles autour du cou. 
 
Voilà, tu aimes l'école et on s'est inquiété pour rien. 
 
Papa Ours